Héritages – Bonus

La série Héritages est déjà close. En guise de complément aux 22 épisodes, j’ai souhaité donner la parole aux auteurs et aux personnages des 9 livres mentionnés dans le dernier épisode. Je le fais sans faire de commentaire ni analyse. C’est un choix d’extraits. Et tout choix est subjectif.
Les 9 livres et auteurs, 11 ouvrages donc, constituent un total de près de 3 millions de mots. Je propose ici une sélection d’un peu plus de 3 000 mots extraits de ces livres. Ils forment des paragraphes, des phrases, que j’ai annotés, ils font partie de mes héritages, je les recopie tels quels.
Par ce choix, je ne glorifie pas telle ou telle tendance littéraire ou origine particulière. Les phrases et les mots qui sont prononcés dans ces écrits ignorent les frontières géographiques et le passage du temps.

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Héritages 12

Un de ces jours d’été des années 1620, il y a 400 ans, un des navires battant pavillon anglais vogue sur l’océan atlantique sans s’éloigner des côtes marocaines. Le vaisseau est chargé, entre autres marchandises, de sucre embarqué dans le port de Santa Cruz, nouvellement appelée Agadir. Nous reviendrons plus bas aux aventures de ce navire. En attendant, faisons un petit détour par le sucre et le Sous.

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Héritages 7

Avant de continuer cette série par ce 7ème épisode, je me dois d’apporter quelques mises au point sur des remarques soulevées par des lecteurs.
Tout d’abord, lorsque j’ai cité les propos de Abdallah Laroui au sujet de Taha Hussein extraits de son ouvrage L’idéologie arabe contemporaine, je me devais de rapporter également le bémol que Laroui avait lui-même à son jugement. En effet dans son livre en arabe intitulé Pensées du matin, الـــصباح خـــواطـــر p.250,
Laroui écrit : « je reconnais que j’ai été dur avec Taha Hussein, mais en tant que romancier et historien et non pas comme critique … Il voulait que l’Egypte prenne le leadership de la région, qu’elle s’oppose d’égal à égal à l’occident, qu’elle se libère effectivement. Des objectifs qui ne pouvaient être atteints sans que l’Egypte décide de s’allier définitivement avec l’occident (sur le plan culturel, bien sûr). J’imagine sa douleur lorsqu’il a vu Nasser conduire une politique asiatique qui a conduit à la défaite de 1967. »

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