Biadillah, le complot et la question

Je ne sais par quel hasard je suis tombé sur cet intéressant article du leader du PAM, Cheikh Biadillah! Pour une fois qu’un dirigeant politique s’exprime par écrit, l’initiative est louable. Intitulé la Patrie et le Complot, l’article est destiné à mettre en perspective les événements qui ont occupé la une de nos médias ces dernières semaines. Dès le titre, on devine facilement que l’auteur met sur le compte du complot contre la patrie aussi bien le sondage sur la popularité du roi, le mouvement MALI, que les réactions qui ont suivi la publication du bulletin de santé du roi.

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Saccage à Agadir

Au lendemain du tremblement de terre d’Agadir plusieurs grands noms de l’architecture se sont portés volontaires pour construire de nouveaux bâtiments dans la ville sinistrée. Des immeubles, des logements individuels ont été dessinés et réalisés. Mais aussi des lieux publics, dont la municipalité, un collège, la caserne des pompiers et … la Poste Centrale. Des bâtiments, dispersés dans la quartier de la Ville Nouvelle, qui ont contribué à donner à cette ville une image, un cachet, un lien avec la vie et la modernité.

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Un émir torture. Et après?

Ce ne sont pas des images volées. Non, elles ont été délibérément filmées pour le compte de ce membre de la famille au pouvoir aux Emirats Arabes Unis. Car cet émir, qui n’est autre que le frère du souverain, voulait donner une leçon à ce commerçant afghan accusé d’avoir perdu un chargement de céréales d’une valeur de 5000$. Toutes les méthodes d’abus sur la personne ont été pratiquées. L’émir est allé même jusqu’à passer son gros 4×4 Mercedes sur les membres de la victime, avec l’aide d’un policier en uniforme.

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Ecoles: du Maroc aux USA

C’et le diagramme publié à la Une de l’Economiste du 9 mars. Il est parlant. Il a conduit le journaliste, qui rend compte de l’enquête d’évaluation des acquis effectuée par le Conseil supérieur de l’enseignement, à s’interroger logiquement : « faut-il fermer l’école publique ? »

Le mardi 10 mars, le Président Obama faisait un discours au sujet de sa politique d’éducation.

Pour illustrer l’ampleur du problème, il a donné quelques chiffres parmi lesquels : « un tiers des enfants américains âgés de 13 et 14 ans savent lire aussi bien qu’ils le devraient » ! « Une partie du problème, dit-il, est que les écoles de ce pays ont été récemment engagés dans une course vers le bas ».

Rappelant que son pays était mal classé par rapport à ses pairs en matière d’éducation, il a décliné les principales réformes qu’il entendait mettre en place. Parmi les mesures évoquées : l’amélioration du préscolaire, la subordination des salaires des enseignants à leur performance, la rémunération des profils en pénurie comme les mathématiques et les sciences et aussi plus d’importance aux Charter schools (Ecoles à Charte). Il s’agit d’écoles du primaire ou du secondaire qui reçoivent des fonds publics, mais ont été libérés des règles, règlements et lois qui s’appliquent à d’autres écoles publiques, en échange d’un certain type de responsabilité pour la production de résultats fixés dans une charte. Certaines de ces écoles sont fondées par les enseignants, les parents, ou des militants qui se sentent limités par des écoles publiques.

Pour Obama, ces écoles à charte sont des laboratoires d’innovation, et les limitations qui leur sont faites ne sont pas bonnes pour les enfants, l’économie et le pays.

Quant au financement, Obama a rappelé que des dizaines de milliards de dollars étaient programmés dans le plan de redressement pour l’éducation.

Une fois devant le Congrès, ces plans risquent de rencontrer les réticences de républicains mais aussi des démocrates très liés aux puissants syndicats d’enseignants. Mais Obama a prévenu qu’il n’allait pas limiter la discussion à des mandarins, des lobbyistes et de spécialistes regroupés dans la capitale et qu’il était prêt à utiliser son poids politique en faveur de l’éducation.

L’éditorial du New York Times consacré à ce discours se termine sur l’espoir de voir le « Congrès remplacer la course vers le fonds par la course vers les sommet. »